Séminaire d’hiver de l’Association Lacanienne Internationale 2026
Responsables : Norbert Bon, Christine Bouvier-Müh, Yorgos Dimitriadis, Alexandra Lenormand et Stéphane Thivierge
Calendrier : samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026 de 9h30 à 17h30
Modalités d’accès : À l’Espace Saint-Martin, 199 bis rue Saint-Martin 75003 Paris et retransmission intégrale par Zoom
L’enfant, le petit parlêtre, naît sous l’emprise absolue du langage, c’est-à-dire du signifiant maître, S1 comme l’écrivait Lacan. Nous partons tous de là, enfants de la suggestion donc, et assujettis.
Les idéaux éducatifs, de toujours, ont promu l’idée d’un sujet, ou du moins d’une maîtrise, à rejoindre à partir de là. C’était l’idée de Rousseau, qui reste actuelle dans le rêve utopique d’un homme adapté, voire augmenté.
La psychanalyse offre pourtant à qui le souhaite la possibilité d’arpenter cette emprise du S1 à partir de laquelle seulement nous parlons, et qui fait notre pente à là suggestibilité.
Mais voilà : dès le début, au moment où il abandonne l’hypnose, Freud relève non sans surprise que le parlêtre ne se défait de cette suggestion que pour en retrouver une autre : celle du transfert. Et c’est de là, du désir qui se joue dans le transfert, que dépend l’issue : le choix d’une responsabilité assumée de ce désir, ou le retour à la servitude, aggravée d’une suggestion qui soulagerait de cette charge